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RH ce que chaque génération doit apprendre !

2025/12/30

RH ce que chaque génération doit apprendre !
RH ce que chaque génération doit apprendre !

Les règles ont déjà changé, pas seulement à cause de la technologie, mais parce que la manière même de penser les talents, le management et le temps de travail a basculé. En toile de fond, une situation inédite… celle où plusieurs générations cohabitent désormais dans les mêmes équipes avec des repères très différents. 

 

Certains ont été formés à la stabilité et à la progression hiérarchique, d’autres à l’agilité et au mouvement permanent. Certains voient l’IA comme un prolongement naturel de leur quotidien, d’autres comme un outil puissant qu’il faut encadrer avec prudence. Dans ce contexte, le rôle des RH devient central : créer de la cohérence là où les repères divergent, sans gommer les différences.

C’est précisément dans ce cadre que les entreprises deviennent des marketplaces de talents. On s’éloigne progressivement de la logique du poste figé pour s’intéresser à ce que les personnes savent réellement faire, à ce qu’elles peuvent apporter à un moment donné et à la manière dont leurs compétences peuvent évoluer dans le temps. Les plus jeunes s’y projettent souvent naturellement, habitués à naviguer entre projets et missions. Les profils plus expérimentés y apportent autre chose : plus de profondeur, une vision d’ensemble, une capacité à anticiper les conséquences à moyen et long terme. Quand ce modèle fonctionne, ce n’est pas parce qu’il est à la mode, mais parce qu’il permet enfin à ces forces de se compléter plutôt que de s’ignorer, voire de s’opposer !

Passer d’une logique de poste à une logique de compétences partagées

Dans cette dynamique, certaines formations, notamment dans les métiers RH, adoptent une approche très ancrée dans la réalité des entreprises. L’idée n’est pas d’empiler des concepts ou des méthodes abstraites, mais de préparer des profils capables de comprendre comment une organisation fonctionne vraiment, comment les compétences circulent, comment on ouvre des opportunités internes sans créer de frustrations ni de tensions inutiles. On y apprend à lire les situations, à créer des passerelles, à accompagner des parcours qui ne sont plus linéaires, avec cette sensibilité intergénérationnelle devenue indispensable ! Ce sont des compétences discrètes, rarement mises en avant sur un CV, mais qui font une vraie différence une fois sur le terrain.

Autre bascule majeure, l’IA ne remplace pas les managers, elle les transforme. Là encore, l’âge n’est pas le vrai sujet, ce qui compte, c’est la capacité à s’approprier l’outil (sans en devenir dépendant). Le manager devient ce point d’équilibre, capable de faire travailler ensemble des équipes aux attentes différentes tout en intégrant des outils d’IA qui redistribuent une partie du travail. Cette transformation demande une vraie maturité RH, notamment pour accompagner les doutes, sécuriser les usages et éviter les fractures internes. C’est aussi ce qu’un établissement comme ITIC Paris intègre dans ses parcours RH (instant autopromo lol), avec une lecture des impacts humains, organisationnels et managériaux de l’IA, bien au-delà du simple apprentissage des outils.

Manager à l’ère de l’IA : un rôle d’équilibre plus que de contrôle

Troisième mouvement de fond, le neuromanagement, qui met enfin des mots et des méthodes sur une réalité vécue très différemment selon les générations. Les plus jeunes parlent plus facilement de fatigue mentale, de surcharge, de besoin de limites. Les générations précédentes ont souvent appris à tenir, parfois au détriment de leur santé. Avec l’IA et la multiplication des sollicitations, la charge cognitive devient un enjeu direct de performance autant que de bien-être. Concevoir un travail soutenable n’est plus un luxe, c’est une nécessité. Cela passe par la simplification, la priorisation, le respect des rythmes, sans tomber dans la surveillance permanente. Les RH jouent donc sur ce point un rôle incontournable !

Enfin, manager la semaine de 4 jours agit comme un révélateur puissant de toutes ces transformations. Ce modèle fonctionne uniquement s’il s’accompagne d’un vrai changement de pratiques. Moins de réunions inutiles, plus de clarté sur les objectifs, une délégation assumée et une confiance réelle. Pour certains managers, c’est un saut culturel, mais pour d’autres, c’est une évidence et dans tous les cas, cela demande un accompagnement solide, des règles claires et une capacité à ajuster en continu. C’est typiquement le genre de transformation où les RH font la différence entre un échec coûteux et un succès durable.

Charge mentale, neuromanagement et nouveaux rythmes : apprendre à travailler sans s’épuiser

Au fond, marketplaces de talents, IA managériale, neuromanagement et semaine de quatre jours racontent une seule et même transformation, bien plus profonde que de simples tendances estampillées 2026… celle du savoir travailler ensemble ! Le travail devient plus fluide, mais aussi plus exigeant, plus intergénérationnel et surtout moins lisible à travers les anciens repères. La valeur ne se joue plus dans un titre ou un statut, mais dans la capacité à évoluer, à comprendre des environnements complexes et à faire coopérer des profils très différents. Les entreprises qui ont intégré ce changement avancent déjà à une autre vitesse. Celles qui recrutent aujourd’hui ne cherchent plus des experts d’un modèle en fin de cycle, mais des profils capables de s’adapter, d’apprendre en continu et de rester pertinents dans un système dont les règles se réécrivent en temps réel.

Bref il y a ceux qui l’ont compris et qui prennent de l’avance et les autres qui continueront à parler du futur, en regardant le présent leur échapper ! 🙂

Publié le 30/12/2025

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